En 2015, je travaillais sur un projet de visualisation des données maritimes (que vous pouvez découvrir en suivant ce lien : http://lumacode.com/projects/gttw/ ) et j’avais pour idée de le transformer en une représentation poétique du port de Buenos Aires, où je savais que mon grand-père avait vécu lorsqu’il était en Argentine. Je venais tout juste de retrouver une vieille carte d’identité chez ma mère, dans leur village natal de la province de Guadalajara en Espagne.
De nos jours, on peut presque tout trouver sur Internet, et j’ai donc décidé de faire une recherche avec son nom, Franciso Mencía Roy, accompagné de la ville où il avait vécu en Argentine, Comodoro Rivadavia. À ma grande surprise, j’ai retrouvé mon grand-père et son frère Cosme sur la liste des passagers d’un navire baptisé le Winnipeg. Ma surprise était d’autant plus importante que je ne m’étais pas du tout attendue à trouver leurs noms en ligne. Dès lors, ce projet a pris une tout autre dimension. Ma curiosité était piquée : je voulais en apprendre davantage et explorer ces nouvelles possibilités pour créer une œuvre à la fois historique et artistique, basée sur un évènement intime et personnel, que je pourrais présenter au festival E-Poetry à Buenos Aires.

C’est ainsi que j’ai commencé à faire des recherches sur le Winnipeg. Personne dans ma famille ne savait qu’ils avaient voyagé à son bord. Après la guerre civile d’Espagne, beaucoup de républicains espagnols, dont mon grand-père et son frère semblaient faire partie, s’étaient enfuis en France et avaient fini prisonniers dans des camps de concentration dans le sud du pays. Cette découverte a été un véritable choc pour ma famille, d’autant plus que j’ai appris par la suite que le célèbre poète chilien Pablo Neruda, amoureux de l’Espagne et ému par la situation de ces réfugiés, avait décidé de les aider par pure solidarité. Il résidait alors au Chili où il travaillait comme consul chargé de l’immigration et, avec le soutien du Premier ministre chilien, Pedro Aguirre Cerda, il affréta le Winnipeg pour un voyage qui devait mener les 2200 Espagnols exilés de la guerre civile de Trompeloup, en France, à Valparaiso, au Chili, le 4 août 1939.
(Vous pouvez lire « Misión de amor » [Mission d’amour] dans le recueil de Neruda, Memorial de la Isla Negra [Mémorial de l’île noire]. Dans ce magnifique poème dont le titre peut être interprété comme « un travail de l’amour » ou « une mission d’amour », il explique comment il appelait ces réfugiés par leur nom et comment ils se présentaient à lui, en indiquant leurs professions. Il les compare à des graines qu’il aurait semées dans l’océan et qui faisaient route vers la paix.)
Avant que le Winnipeg ne largue les amarres, l’atmosphère était remplie d’émotion. On raconte que Pablo Neruda en a été si touché qu’il a voulu consigner ce souvenir bien précis en écrivant ces mots : « Que la crítica borre toda mi poesía, si le parece. Pero este poema, que hoy recuerdo, no podrá borrarlo nadie » (Que la critique efface toute ma poésie si bon lui semble, mais ce poème que j’écris aujourd’hui, personne ne pourra l’effacer.)
J’avais du mal à croire que mon grand-père avait été sauvé des camps de concentration français par Pablo Neruda et qu’il avait pu voyager à bord de son cargo. À ce que je sais, mon grand-père était infirmier et j’imagine que pour un voyage aussi long, cela faisait de lui un atout. J’ai essayé de retrouver de lointains cousins susceptibles de me donner des informations sur le Winnipeg ou d’avoir de la famille au Chili, mais ce n’est que très récemment que j’ai appris que Cosme s’était marié et avait de la famille dans ce pays. Malheureusement, je ne l’ai su qu’après mon voyage au Chili et je n’ai pas encore réussi à entrer en contact avec eux.
C’est ainsi que mon projet de recherche-création est passé des applications mobiles et de la visualisation des données maritimes à une exploration des évènements en lien avec la guerre civile espagnole et à la mémoire historique de l’Espagne et du Chili. J’ai découvert des livres et des expositions en rapport avec le Winnipeg et ses passagers, leurs vies et leurs familles, ainsi que l’URL des archives de La Memoria Chilena. C’était incroyable voir l’histoire de mon grand-père se déployer ainsi sous mes yeux, de dénicher des anecdotes et des informations sur cet évènement important bien que largement oublié en Espagne, et de voir comment cela m’a personnellement affectée et influencée.
J’ai commencé par vouloir créer une visualisation poétique des navires en partance pour l’Amérique latine au cours du mois d’août 1939. Le Winnipeg en serait la vedette, un cargo rempli d’adieux, d’émotions et d’espoirs. J’ai pris contact avec des bibliothèques pour tenter de localiser le journal de bord du bateau, ou toute autre sorte d’information numérisée qui m’en aurait appris davantage sur les navires en partance de France et d’Espagne cette année-là. À ce jour, je n’ai pas encore trouvé de version numérique du trajet emprunté par le Winnipeg. De telles données associées à des coordonnées auraient été très utiles pour visualiser précisément la traversée du cargo, mais j’ai tout de même trouvé dans les archives de La Memoria Chilena une carte où l’on peut voir la route empruntée par les navires entre Trompeloup et Valparaiso. C’est cette carte qui fait aujourd’hui partie du projet et le parcours du Winnipeg y est représenté par une ligne de texte contenant les noms de tous ses passagers.

Je me suis rendue à Buenos Aires en 2015 pour présenter le prototype de ce projet au festival E-Poetry. L’auditoire m’a témoigné beaucoup d’intérêt et de curiosité. Une autre surprise m’attendait au Museo de la Inmigración (MUNTREF), autrefois l’hôtel des immigrants en raison de sa proximité avec le port. Le jour de l’inauguration, j’ai appris qu’ils avaient numérisé les listes des passagers débarqués au port et j’y ai trouvé une preuve de l’arrivée de ma grand-mère, le 12 février 1951. Elle avait voyagé sur le Cabo de Buena Esperanza avec quatre de ses enfants — mon père ayant dû rester en Espagne, car il était en âge d’effectuer son service militaire. Mes oncles et tantes étaient alors jeunes : l’aînée avait 20 ans, les deux garçons en avaient respectivement 18 et 16, et la benjamine était âgée de 13 ans. La date de leur arrivée m’indiquait que cela faisait onze très longues années qu’ils n’avaient pas vu mon grand-père. En plus de cela, j’ai appris que ma grand-mère et sa plus jeune fille étaient rentrées rapidement en Espagne, car mon grand-père était mort peu de temps après leur arrivée. Leurs trois autres enfants avaient décidé de rester en Amérique latine pour y bâtir une vie meilleure et avaient fini par s’installer à Caracas. Bien des années plus tard, mon père a fait le voyage jusqu’au Vénézuéla pour y rendre visite à sa famille, accompagné de ma mère. D’abord partis pour une courte visite, ils auront passé sept ans là-bas… Et c’est aussi là-bas que je suis née.
Jamais je n’aurais imaginé avoir une dette envers le poète auteur des Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée que j’ai tant de fois recommandés à mes étudiants en espagnol à Londres, ce même Pablo Neruda qui a écrit Le livre des questions. Je lui dois d’avoir contribué à forger mes centres d’intérêt : les voyages, les cultures, les langues, la littérature, les arts, le besoin d’explorer et d’être curieuse de tout, le sentiment permanent de venir d’ailleurs et d’être différente, de connaître à la fois la joie et la mélancolie, ma capacité voler de mes propres ailes et à faire preuve de persévérance et de détermination — un trait que je sais désormais hérité de ma famille. Enfin, je lui dois d’avoir sauvé mon grand-père et son frère. Je me dois aussi d’ajouter que mon père a toujours éprouvé de la tristesse et de l’amertume à l’idée d’avoir perdu son père alors qu’il n’avait que onze ans, lorsque mon grand-père est parti d’abord à la guerre, puis en exil, et de ne l’avoir jamais revu.
On pourrait dire que cette histoire qui m’a accompagnée sans même que je le sache est le fruit de nombre de mes projets, en particulier ceux en lien avec ce « Poème qui a traversé l’Atlantique », tels que « Cityscapes : Social Poetics/Public Textualities » (2005) et « Connected Memories » (2009). C’est drôle comme nous ignorons parfois la source de nos sentiments les plus profonds !
Après le festival E-Poetry de Buenos Aires, j’ai continué à faire des recherches et me suis rendue au Chili, dans la superbe ville de Valparaiso. J’y ai visité les demeures de Neruda, Isla Negra et Santiago du Chili où j’ai continué à éplucher les archives, à écumer les centres communautaires et les galeries, à filmer, à prendre des photos et à parler aux habitants. Et lorsque ceux-ci me demandaient ce que je faisais au Chili, je leur répondais que mon grand-père m’y avait amenée. C’était un sentiment merveilleux qui me réchauffait le cœur et me donnait l’impression d’être la bienvenue dans ce pays, comme si une partie de moi y avait toujours appartenu. Je me sentais chez moi dans un lieu où je n’étais jamais venue auparavant et débordais de gratitude envers la générosité que me témoignaient les habitants.
Pour finir : nous avons créé ce site pour encourager les lecteurs, les familles des passagers et quiconque aimerait contribuer à soumettre leurs propres histoires pour qu’elles viennent s’ajouter à cette visualisation poétique du voyage du Winnipeg. C’est ce que j’ai intitulé « Le poème qui a traversé l’Atlantique ». Il me semble avoir lu cette phrase au cours de mes recherches et j’ai aussitôt aimé cette image du navire comme poème transportant ses nombreuses histoires. Le Winnipeg a transporté les histoires entremêlées des passagers et de leurs familles, et celles-ci sont désormais représentées dans l’océan du World Wide Web, en compagnie des poèmes de Pablo Neruda et des informations en lien avec cet évènement.
Un poème créé avec affection pour un grand-père que je n’ai jamais connu ; pour mon père qui n’a pas revu son propre père depuis ses onze ans ; et pour tous ceux qui traversent aujourd’hui des épreuves similaires. Les perdus, les réfugiés, les exilés.
Resultaba increíble que gracias a Pablo Neruda, su abuelo se hubiera salvado de los campos de concentración franceses y hubiera conseguido un pasaje tan anhelado en aquel buque. Por lo que he leído siempre tanto mi familia como el antiguo médico del pueblo, él trabajaba como enfermero y esto hace superar su experiencia en esta profesión debió de ser muy útil en tan largo viaje. Intenté encontrar familiares que quizá me pudieran aportar más información, sin embargo.
Notas del reportaje del Winnipeg de Jorge bravo y Domingo Espinosa. Exilio republicano espanõl en Chile, el premio novel lo definió como el más grande de sus poemas y Neruda lo define como el mejor de sus poemas. Julio Gálvez Barraza- escritor habla en este reportaje. Nos cuenta una anécdota: el barco tuvieron que retenerlo en Francia por una semana sin salir para hace runa película de emigrantes franceses. Neruda lo costeo, buscó los recursos con ayuda de argentinos y uruguayos.
1937- Neruda publica ‘España en el corazón’ denuncia los horrores de la guerra civil y el avance fascista. En plena guerra sacó una edición numerada (500 ejemplares) de un libro hecho con las páginas con la pulpa del nilo de las camisas de los milicianos abatidos defendiendo la república.
Huida desesperada y caótica. Pasaron por la punta de los Pirineos que no había nada. Los campamentos eran peores que los campamentos alemanes, estaban a la intemperie, morían 500 o 1000 cada día de diarrea, disentería y sabían que volver a España también significaba la muerte, el fusilamiento. El sufrimiento de los refugiados levantó una ola de solidaridad para rescatarlos y así Neruda recaudó los fondos. ‘Pisar, la primera escalera del Winnipeg daba una sensación del camino a la libertad’.(Victor Pei)
Agnes América Winnipeg Alonso Bollano nació al bordo del Winnipeg.
El Winnipeg era un vapor de cuatro palos, utilizado para carga un máximo de 100 pasajeros y por eso habilitaron las bodegas como dormitorios.
Valparaiso imagen hermosa de casas de distintos colores, como 500 se quedaron en Valparaiso y el resto fueron a Santiago, 600 fueron en el
transalpino que iba a Buenos Aires. la idea era poblar los campos. Gálvez calcula que fueron más de 5000 los refugiados que se instalaron en Chile, en el Winnipeg y después del Winnipeg y dice que la selección fue muy buena porque se integraron y contribuyeron en el pais y nadie ha hecho alarde del aporte de los españoles en Chile. Pei dice que encontraron trabajo en pocos días. Aun hoy el canciller se inspira en esta historia para confirmar que están recibiendo a refugiados de Siria y dice que siguen honrando la memoria de Neruda.
Mi abuelo tenía solo 16 años en el gobierno de Franco, por la guerra, no tengo claros los detalles cayó en un campo de concentracion en Francia, esto es muy emocionante para mi porque el llegó a Chile gracias a Pablo Neruda y pudo tener una oportunidad, yo era pequeña y el era el abuelo más maravilloso que uno quisiera tener, dejo a sus hermanos y padres allá, nunca quiso volver, cuando hicieron un homenaje a todos los españoles que llegaron en ese barco le entregaron una medalla y un libro, que se titulaba, Winnipeg, el barco de la esperanza, a los pocos años falleció. Nunca pude saber su historia solo que sufrió mucho allá y fue difícil, siempre busco información, se como Pablo gestiono todo para poder traerlos a Chile, fue una misión de amor que le agradeceré toda mi vida.
Cuando era pequeña compartí mucho tiempo con mi abuelo materno quién iba todas las tardes a buscarme al jardín y después al colegio. Crecí escuchando la historia de un barco que se trajo a muchas personas que huían de algo que no entendía, entre esas personas venía Joan mi bisabuelo, Vincent mi abuelo y Manuela mi bisabuela a quién le debo el nombre. Años después comencé a entender la envergadura de esta historia sobre el exilio y la República que nunca fue. Hoy comparto techo con mi abuelo, Vicente Solá Sales, quién fuera el niño de siete años que llegó una vez en el navío liberador junto a sus padres. Esta es una de memorias que trajo a Chile el Winnipeg y se debe contar junto a las tantas otras que no se han sabido.
Manuela Pacheco SOLÁ, nieta y bisnieta del Winnipeg.
“Lo primero que pedimos fue el mapa, ¿me entiendes tú? a ver exactamente en dónde estaba situado, exactamente, teníamos naciones pero no precisiones, ¿me entiendes? A ver, esto está un poco más arriba, un poco más abajo. Eso fue lo primero que hice yo. Yo creo que lo más, lo más fuerte que había, es que se hacían muchas preguntas, ¿no? era una especie de urgencia de partir, de partir, de partir…La verdad, como alguien ha descrito es que fue ‘el barco de la esperanza’. Yo diría que aunque parezca como letra de tango, ¿entiendes tú?, tú tienes una necesidad muy fuerte que te quieran, yo creo que eso, ¿te fijás? Yo sentí…y supimos de Neruda…que ahí había un acto extraordinario de amor de.. que es muy profundo, uno se sintió inmediatamente muy tocado por eso, ¿te fijaste?”.
José Balmes, pintor (1927-2016) (Entrevista)
“El viaje se hizo al principio con las luces apagadas porque el barco pasaba frente a las costas de España, estaba la marina de guerra de Franco y pensamos que podía tomar alguna reacción en contra del Winnipeg, felizmente no pasó nada. El barco tocó en un puerto francés en Guadalupe para reabastecerse de combustible y de alimentos. Estuvo un día nada más, de ahí salimos hasta Colón el puerto panameño, llegamos a Valparaíso en la noche y como ya era tarde, las autoridades impusieron que el desembarque se efectuase el día siguiente, de manera que estuvimos la noche ¿no? porque estábamos ahí. Además se veían todas las lucecitas esas de los cerros que era una espectáculo precioso, muy bonito. Y al día siguiente en la mañana desembarcamos. Había tareas de identificación y de vacunación, nos vacunaron y nos embarcamos en un tren especial que había ahí…la gente, el pueblo, los campesinos, en fin, sabían que íbamos en ese tren y salieron a nuestro encuentro y nos encontraron y nos saludaban con banderas, en fin de manera que fue un espectáculo muy grato, muy grato…llegamos a la estación Mapocho debe haber sido a eso de las seis de la tarde una cosa así, el mes de septiembre, la estación estaba llena de gente, estaba atestada de gente que iba recibirnos, ahí nos distribuyeron en distintas pensiones y bueno ahí se empezó nuestra vida del exilio en Chile…”
Víctor Pey, ingeniero (1915-) (Entrevista)
Cuentan que sentada a la orilla del mar una niña diariamente contemplaba el lindo atardecer con mátices rosados y naranjas esperando que llegará un barco con su gran amor, con el paso de los años la niña creció y ese amor nunca llego. FIN
Después de la Guerra Civil en España, muchos de los republicanos españoles que huyeron a Francia terminaron en los campos de concentración del sur del país y entre ellos se encontraban mi abuelo Francisco Mencía Roy y su hermano Cosme Mencía Roy.
En 2015 cuando estaba haciendo un proyecto de visualización de barcos y poesía, con la idea de presentarlo en el festival de e-poetry en Buenos Aires, es cuando hice este descubrimiento al encontrar sus nombres en el internet, en una lista de pasajeros de un barco de carga llamado Winnipeg. El famoso poeta Pablo Neruda, que trabajaba como cónsul oficial de inmigración, y vivía en Chile en ese momento, por su amor por España y con la solidaridad de la causa, decidió ayudar a estos refugiados con la asistencia de Pedro Aguirre Cerda, el Presidente de Chile en ese momento. Neruda fue el que flotó el barco el 4 de agosto de 1939 del Puerto de Trompeloup – Pauillac (Francia) a Valparaíso (Chile), con cerca de 2.200 españoles exiliados
En un principio pensé que sería una buena idea crear una visualización de los barcos que viajaron a América Latina durante el mes de agosto de 1939, con el Winnipeg siendo la estrella, como la nave de cargo de muchos sentimientos, esperanzas y despedidas. Desafortunadamente no fue fácil encontrar la información sobre los barcos digitalizada pero la emoción de ver el nombre de mi abuelo en el internet y esta parte de la historia de su vida y, de España, me llevo a investigar más en este terreno y tomar la oportunidad de a la vez que viajaba a Buenos Aires, visitar Valparaiso y Santiago de Chile el el verano del 2015. (M.Mencía)
El Winnipeg Alado
Desde un comienzo me gustó la palabra Winnipeg. Las palabras tienen alas o no las tienen. Las ásperas se quedan pegadas al papel, a la mesa, a la tierra. La palabra Winnipeg es alada. La vi volar por primera vez en un atracadero de vapores, cerca de Burdeos. Era un hermoso barco viejo, con esa dignidad que dan Los siete mares a lo largo del tiempo. Lo cierto es que nunca llevo aquí el barco más de 70 u 80 personas abordo. Lo demás fue cacao, compra, sacos de café y arroz, minerales. Ahora le estaba destinado un cargamento más importante: la esperanza. (Pablo Neruda)
Desde hace años, muchos pasajeros, yo incluida, y muchos descendientes de pasajeros, hemos hecho notar que la lista de pasajeros de Jaime Ferrer es incompleta y que hay muchos errores, pero las entidades que la publican ni la han modificado ni han añadido una explicación que no es completa y contiene errores. Ni que decir tiene, dicha lista ha causado mucha desesperación y hasta indignación a muchos de los pasajeros omitidos y a sus descendientes. Como dato curioso, dicha lista también parece omitir a más mujeres que a hombres. Por ejemplo, incluye el padre de Montserrat Julió, la gran actriz, pero no a ella ni a su madre. Igualmente, incluye a mi padre, pero no a mi madre ni a mí. Y eso que tanto Montserrat como yo estamos en la foto de “los niños del Winnipeg” que se tomó en el barco y se ha publicado por diversos medios, y pese a que ambas aparecemos en numerosos documentos y libros y artículos, entre otros de mi padre, donde se menciona que éramos pasajeras del Winnipeg.
Dicha lista no solo ha causado daños emotivos, si no también reales. Por ejemplo, mis hijos solicitaron nacionalidad española a base de la Ley de la Memoria, pero dos Consulados de España, dispuestos a no otorgársela, alegaron que yo no estoy en la lista de pasajeros y por lo tanto no había llegado en el Winnipeg, ni fui refugiada, y rechazaron sus solicitudes. No aceptaron la gran evidencia que presentaron que indica lo contrario. Elena dejó este mensaje en este sitio web. (Junio 2018)
Artistic Director, concept creation, researcher: María Mencía
http://www.mariamencia.com
Creative Programming: Alexandre Dupuis
Je n’aurais jamais imaginé avoir une dette envers Pablo Neruda pour avoir sauvé mon grand-père, FRANCISCO MENCÍA ROY et son frère, COSME MENCÍA ROY, des camps de concentration français
Voici le document où j’ai trouvé pour la première fois les noms de Francisco et Cosme : Memoria Chilena: Los españoles del Winnipeg, Liste des passagers.
http://www.memoriachilena.cl/archivos2/pdfs/MC0001872.pdf
Neruda et le soutien du Chili
El largo viaje a Chile: http://www.andalucia.cc/winnipeg/capitulo_4.htm
Refugiados españoles desmienten en Chile las leyendas del barco Winnipeg
“Los historiadores Jaime Ferrer y Julio Gálvez afirmaron que en el Winnipeg viajó “gente de todas las regiones de España” y con “oficios de todo tipo”, pertenecientes a hasta 33 movimientos y partidos políticos distintos, según las
fichas de los pasajeros que se encontraron”.
“La pintora Roser Bru declaró que el Gobierno chileno pidió que entre los pasajeros del Winnipeg se encontraran profesionales de todo tipo, con el fin de que pudiesen aportar conocimientos al pueblo chileno, y descartó que solo hubiese gente afiliada al Partido Comunista”.
Source: http://www.soitu.es/soitu/2009/09/02/info/1251860630_693424.html
“Pedro Aguirre Cerda, the president at the time, supported the cause and designated Chilean Pablo Neruda as the consul in charge of transferring the refugees. That is how, on September 3, 1939, more than 2.000 Spanish refugees arrived at the port of Valparaíso on the Winnipeg cargo ship”.
Source: http://www.thisischile.cl/the-winnipeg-is-commemorated-after-75-years-of-its-arrival-to-chilean-coasts/?lang=en
El Imborrable Poema de Neruda
Torrús A. (2012) El imborrable poema de Neruda in Público.es http://www.publico.es/espana/imborrable-poema-neruda.html
http://radio.uchile.cl/2014/08/08/winnipeg-el-poema-de-pablo-neruda-que-jamas-han-podido-borrar
LA MISIÓN DE AMOR DE PABLO NERUDA. EL WINNIPEG, UN POEMA QUE SURCÓ MARES y OCÉANOS
http://winnipeg70.wordpress.com/la-historia-del-winnipeg/
Bibliographie
Alonso, Ovidio Oltra (1999) Winnipeg 60 años. Leaflet with activities and testimonials by exiles. Santiago de Chile Centro Cultural de España.
Barraza, J.G. (2014) Winnipeg, Testimonios de un exilio. Biblioteca del exilio. Editorial renacimiento. Sevilla, España.
Barraza, J.G. (2003) Neruda y España, © Julio Gálvez Barraza. RIL. Santiago de Chile, Chile.
Carcedo D. (2006) Neruda y el barco de la esperanza, editorial temas de hoy.
http://cepam.cesga.es/article.php3?id_article=210
Escalona Ruiz, J.F. (1998) Una aproximación al exilio chileno: La Editorial Cruz del Sur, El exilio literario español de 1939. Edición de Manuel Aznar Soler, 2 vols. GEXEL, Barcelona, 1998,I, pp.367-378.
Ferrer, J. (1989) Los españoles del Winnipeg, El barco de la esperanza. Ediciones Cal Solgas. Santiago de Chile, Chile.
Fajardo, Marco. (2014) “Conmemoran los 75 años de la Llegada del Winnipeg con Exposición Artística.” El Mostrador, 4 Aug 2014, elmostrador.cl/cultura/2014/08/04/conmemoran-los-75-anos-de-la-llegada-del-winnipeg-con-exposicion-artistica/. Accessed 14 Oct 2018.
Ferrer Mir, Jaime (2010). Los Españoles del Winnipeg, El barco de la Esperanza. Ediciones Cal Sogas.
Florenchie, Amélie (2019) Viaje en la transliteratura con El Winnipeg, el barco de la esperanza de María Mencía, in Transmedialidades en la literatura hispanoamericana, M. Audran & G. Schmitter (ed.), América, no. 52, online journal.
Florenchie, Amélie (2018, 25-26 Oct) El Winnipeg: el poema que cruzó el Atlántico de María Mencía o la construcción digital la memoria del exilio republicano. Conference “A vueltas con el retorno”, Instituto Cervantes/Universidad Bordeaux-Montaigne.
Gálvez, Barraza Julio (2003) Neruda y España. Ril.
Gálvez, Barraza Julio (2014) Winnipeg: Testimonios de un Exilio. Editorial Renacimiento.
Lemuse,E. (1998) La investigación de “los refugiados españoles” en Chile: fuentes y hallazgos en un exilio de larga duración. Exils et migrations ibériques vers l´Amérique latine, 5, (pp.273-293)
Lloréns, V. La emigración republicana de 1939, El exilio español de 1939, dirigida por J.L.Abellán, 6 vols.
Llagaria Vázquez, Fernando (2016) “Cuando Quieras Entender Tu Presente, Pregúntate por el Pasado.” Copihue Rojo, no. 16, Sep.
Mancebo, Maria Fernanda. “El Exilio en Chile. Testimonio de Ovidio Oltra,” Presentation at the Universidad de Valencia, Cuadernos Republicanos, no. 51, 2003, pp. 65-79. dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=1195950. Accessed 14 Oct 2018.
1.- Recuerdos Insistentes. Ovidio Oltra. Inédito.
2.- El Exilio en Chile. Testimonio de Ovidio Oltra. Mª Fernanda Mancebo Universidad de Valencia.
3.- Historia de los pasajeros del Winnipeg. Mesa redonda: Ovidio Oltra. 60º Aniversario de la llegada del Winnipeg a Chile. Centro Cultural de España. Santiago de Chile. 7 de Septiembre de 1999.
Mencia, María (2019) The Winnipeg: The Poem that Crossed the Atlantic. Hyperrhiz : New Media Cultures, 20, ISSN (online) 1555-9351. http://hyperrhiz.io/hyperrhiz20/moving-texts/2-mencia-the-winnipeg.html
Mencia, María. Pold, Soren & Portela, Manuel (2018) Electronic Literature Translation: Translation as Process, Experience and Mediation. Electronic Book Review
Mencia, María (2018) The Winnipeg: Poem that Crossed the Atlantic in M Boria, A Carreres, M Noriega-Sánchez & M Tomalin (eds) Translation and Multimodality: Beyond Words, 1st Edition, Routledge.
Meza N. (2019), Visualising Latin American Discourses through a Digital Rhetoric Perspective, in Digital Narrative Network, Bergen, Norway.
Meza N. (2019) Voces y figuras: hacia una retórica digital de las obras de literatura electrónica latinoamericana. Revista Texto Digital v. 15, n. 1 online: https://periodicos.ufsc.br/index.php/textodigital/article/view/1807-9288.2019v15n1p39/40647
Meza N. (Leeds Univ) 2018, The Winnipeg: TPCA: The City and the Sea: Archetypal Settings in Lain American Electronic Literature in Women in Spanish and Portuguese Studies. UoL, London, UK
Miñana Luisa, 14 June 2018, Review about my work “El Winnipeg, el barco de la esperanza”, Published in Artes & Letras -Heraldo de Aragón (main newspaper in Spain).
Morales Malva, J.R. El delito de pensar, una razón del destierro, Léxili cultural de 1939. Seixanta anys després, Edición de Mª Fernanda Mancebo, Marc Baldó y Cecilio Alonso, 2 vols. Universitat de Valencia, Biblioteca Valenciana, Fundación Max Aub, Valencia, 2002, II, (pp.613-)
Neruda P. (1974) El Libro de las preguntas. Planeta.
Neruda, P. (1974) Confieso que he vivido. Memorias. Seix-Barral, Barcelona, (pp. 204-206)
Oltra Alonso O. (1999) Texto en Winnipeg 60 años. Folleto con las actividades y el testimonio de varios exiliados editado por el Centro cultural de España, Santiago de Chile. pp. 14-15.
Pablo Neruda, el Winnipeg y los republicanos españoles.
Film director Dominique Gautier and Jean Ortiz, professor from Pau University are the authors of the documentary documental ‘La travesía solidaria’.
‘El Winnipeg sale de Pauillac, puerto cercano a Burdeos, el 4 de agosto de 1939, con destino a Valparaiso en Chile, a donde llega el 2 de septiembre.
http://www.espanol.rfi.fr/cultura/20111227-pablo-neruda-el-winnipeg-y-los-republicanos-espanoles
Radio RTE
http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2009/09/090830_galeria_exilio_winnipeg_pea.shtml
http://www.nuestro.cl/notas/rescate/winnipeg2.htm
Chansons du voyage
Chansons avec lesquelles ils furent accueillis au Chili:
El quinto regimiento.
¿A dónde vas, morena? https://www.youtube.com/watch?v=eUX9GwN5Se4″
El tamborilero.
Canción de los catalanes.
Photographies
http://ionerobinson.org”target=”_blank”http://ionerobinson.org”target=”_blank”>http://ionerobinson.org
http://www.eldiario.es/el-holocausto-español/
Expositions
Como conmemoración a los 75 años de llegada del Winnipeg a Chile.
Juan José Santos curator of the exhibition Reflotamiento del Winnipeg 7-27 August 2011, in the Casa de la Ciudadanía de Montecamerlo in Santiago de Chile.
En Español:http://www.gobo.tv/jwp/en/curatorias/todas/reflotamiento-del-winnipeg/
In English http://www.gobo.tv/jwp/curatorias/todas/reflotamiento-del-winnipeg/
Casa Municipal de Montecarmelo:http://www.providencia.cl/agenda/categoria/182-casa-de-la-ciudadania-montecarmel
Exhibitions/ Exposiciones in Spain, Canada, Mexico
El Winnipeg: el Poema que cruzó el Atlántico
Mencía, María (2018) The Winnipeg: Poem that Crossed the Atlantic, in Máquinas de escritura, Galería Libertad curated by Mónica Nepote from the E-literatura, Centro de Cultura Digital, Querétaro, Mexico.
Mencía, María (2018) in Lorem BITsum: Literatura electrónica, curated by María Goicoechea and Laura Sánchez, in the Cultural Centre, La Casa del Lector, Madrid, Spain.
Mencía, María (2018) in Mind The Gap exhibition, ELO 2018 Conference, Montreal, Canada.
Invited Speaker
Nov 2019, The Winnipeg: The Poem that Crossed the Atlantic in SPANISH EXILES IN THE UK: HISTORY AND LEGACIES, Birkbeck and Instituto Cervantes, London, UK.
March 2019,The Winnipeg: The Poem that Crossed the Atlantic, Universidad Bordeaux, France.
Feb 2019, The Winnipeg: TPCA, Case study and research methodologies, Digital Culture Studies in Modern Languages. Royal Holloway University of London, UK.
June 2018, The Winnipeg: TPCA: Autobiography, History and Memory in the Poetic Ocean Atlantic Casa del Lector, Matadero, Madrid, Spain.
March 2018, Hybrid Digital Poetics: A Cross- Fertilisation of Languages, in Multilingual Digital Authorship Symposium, Lancaster University, UK.
Oct 2017, The Winnipeg: TPCA in Translation and Poetry, Cambridge Conversations in Translation, Cambridge University, UK;
May 2017, Visual Navigations: The Winnipeg: TPCA in Other Codes conference, National University of Ireland, Galway;
En construction.
©María Mencía-2017